Véto: l’APR interpelle la DGS

 

Communiqué de presse du 30 mars 2015

Médicaments vétérinaires : l’APR interpelle la DGS

L’Association de Pharmacie Rurale a toujours considéré le médicament vétérinaire comme une composante à part entière de l’exercice officinal. Or, d’année en année, malgré la définition unique du médicament et notre statut de premier ayant-droit dans la délivrance du médicament vétérinaire, tous les pharmaciens et les ruraux en particulier s’affrontent à un paradoxe :

Alors que des responsabilités de plus en plus grandes leur sont confiées en médecine humaine, notamment avec les médicaments de prescription médicale facultative, la réciprocité avec l’animal, de compagnie notamment, n’existe pas, bien au contraire !

C’est l’obligation de prescription vétérinaire pour la plupart des substances thérapeutiques à usage vétérinaire qui est à l’origine de ce paradoxe, préjudiciable autant au public et au bien-être animal, qu’aux pharmaciens d’officine.

C’est en particulier le cas pour les anticonceptionnels hormonaux et les anti-inflammatoires destinés à l’animal de compagnie.

Devant cet état de fait, l’APR vient d’alerter la Direction Générale de la Santé en demandant que l’arrêté du 24 avril 2012, portant sur la disponibilité et la délivrance de ces deux catégories de médicament soit révisé.

Il est en effet incompréhensible et non fondé médicalement, malgré leurs effets indésirables, d’exclure ces classes thérapeutiques de la délivrance par le pharmacien. De plus, devant l’impossibilité de soulager leurs animaux de compagnie, dans l’attente d’une consultation par exemple, nombre de propriétaires recourent à des produits à usage humain avec les conséquences parfois dramatiques que cela représente pour l’animal.

Enfin, l’APR insiste sur l’importance du siège réservé à un membre de l’association au sein des commissions vétérinaires régionales des ARS, non seulement afin que la position de l’association soit connue et défendue, mais aussi parce que cet unique siège réservé aux pharmaciens permet de dénoncer les faux-semblants de la politique sanitaire dans le domaine vétérinaire.

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