OUI au DES de Phcie générale

OUI au DES de Phcie générale

La réforme des études pharmaceutiques ne manquera pas d’avoir des conséquences sur notre système de santé, sur l’emploi en officine, sur l’enseignement des sciences pharmaceutiques et bien entendu sur le cursus des étudiants et leur future carrière.

L’harmonisation des études dans le moule L-M-D, décidée à l’échelon européen nous conduit aujourd’hui, dans l’intérêt des étudiants, des pharmaciens en exercice et de notre système de santé, à prôner la création d’un DES de pharmacie générale, à l’image de ce qui a déjà été réalisé pour les études de médecine générale.

Il est des carrefours où l’on ne doit pas se tromper de direction. Ainsi, pour l’APR, choisir la facilité du statu quo au prétexte démagogique de refuser une augmentation de la durée des études conduisant au diplôme officinal, ne pourrait, à terme, que conduire la profession vers une impasse et priver notre système de santé de premier recours d’un acteur essentiel à sa qualité.

Pour que demain le pharmacien puisse justifier pleinement son statut de professionnel de santé de premier recours, lui permettant d’élargir l’éventail des services au patient et d’assurer une meilleure complémentarité avec le médecin, serait-il concevable d’envisager une réduction de la durée de ses études ou l’abandon de sa thèse d’exercice ?

La création de ce DES de pharmacie générale est une chance pour la filière officine de restaurer son attractivité auprès des étudiants en positionnant encore plus le pharmacien comme acteur dans le parcours de soins, tant à l’entrée qu’au décours de celui-ci.

Ce DES doit proposer un approfondissement dans les disciplines médicales ou pharmaceutiques, car l’amélioration de la qualité des soins doit rester pour la collectivité la véritable motivation poussant à investir dans la formation des professionnels de santé.

Afin de remplir efficacement son rôle, ce DES ne devra pas négliger non plus les aspects de notre exercice plus particulièrement développés lorsque l’officine est en situation de faible densité médicale et de service : soins d’urgence, gériatrie, MAD, orthopédie, vétérinaire.

Enfin, le nouveau DES doit aussi laisser une grande place à des stages de pratique professionnelle. Cela sans oublier de gommer une réticence majeure à l’installation des jeunes en officine en renforçant la formation à la gestion d’une entreprise. Une gestion à laquelle beaucoup d’étudiants s’estiment jusqu’ici insuffisamment préparés, au point de ne pas oser diriger d’emblée une officine. D’où, aujourd’hui, une perte de nombreuses années avant l’installation.

Ce DES constituera ainsi l’un des facteurs permettant l’équilibre du renouvellement des générations de professionnels, il contribuera aussi à la valorisation de l’exercice dans les officines rurales et de proximité sur tout le territoire.

L’APR dit OUI à la licence santé pour les préparateurs

Enfin, concernant la profession de préparateur, pour laquelle la réforme L-M-D est l’opportunité d’un positionnement plus clair en tant que profession de santé, l’Association de Pharmacie Rurale acquiesce à la volonté de ses représentants de remplacer le BP par une licence professionnelle. Cette évolution renforcera la place de l’officine dans la chaîne de soins. Toutefois, l’APR estime indispensable pour l’obtention du diplôme universitaire de préparateur, le maintien d’une formation en alternance à l’officine et dans un établissement ou CFA de proximité ; cela dans le but de motiver des candidats dans toutes les zones géographiques pour permettre à toutes les officines de remplir leurs effectifs, en particulier en milieu rural.

C-P APR 18/02/2016